Mettre à jour WordPress sans casser son site
Les mises à jour font peur parce qu’on a tous entendu parler d’un site cassé après un clic. Pourtant, ne pas mettre à jour est bien plus risqué. Avec une routine simple, l’opération devient banale.
Pourquoi mettre à jour
Les mises à jour de WordPress, des thèmes et des extensions corrigent des failles de sécurité, réparent des bugs et assurent la compatibilité avec les versions récentes de PHP, le langage sur lequel tourne WordPress. Un site qui accumule des mois de retard devient une cible et, paradoxalement, plus difficile à mettre à jour d’un coup.
La routine mensuelle
- Choisir le bon momentPas un vendredi soir ni la veille d’une opération commerciale : un moment calme où vous pourrez réagir.
- SauvegarderLancer une sauvegarde complète (fichiers et base) et vérifier qu’elle s’est bien terminée.
- Lire la listeTableau de bord, puis Mises à jour : noter ce qui est en attente. Une mise à jour majeure d’un constructeur de pages ou de WooCommerce mérite un test sur une copie de travail.
- Mettre à jour les extensionsDe préférence une par une pour les plus importantes, afin d’identifier facilement celle qui poserait problème.
- Mettre à jour le thèmeLe thème parent, jamais en modifiant directement ses fichiers (sinon les modifications sont perdues).
- Mettre à jour WordPressSi une nouvelle version est disponible.
- VérifierAccueil, pages clés, menu, formulaire (envoyez-vous un message test), panier et commande si vous avez une boutique, affichage sur mobile.
- Consulter la Santé du siteMenu Outils, puis Santé du site, pour repérer d’éventuels avertissements.
L’ordre extensions, thème, cœur est une pratique courante ; certains préfèrent le cœur d’abord. L’important est d’avoir une sauvegarde, d’avancer par étapes et de vérifier.
Les mises à jour automatiques
WordPress applique automatiquement par défaut les mises à jour mineures de son cœur, qui sont surtout des correctifs. Pour les extensions et thèmes, vous pouvez activer les mises à jour automatiques élément par élément. Pour un petit site, les activer sur les extensions simples et garder la main sur les plus structurantes (constructeur de pages, boutique) est un bon compromis.
Et si ça casse ?
- Pas de panique : notez ce qui a été mis à jour en dernier
- Page blanche ou erreur : WordPress envoie souvent un email à l’administrateur avec un lien de mode de récupération, qui permet de désactiver l’extension fautive
- Désactiver l’extension en cause depuis l’administration, ou demander à l’hébergeur
- Restaurer la sauvegarde si nécessaire
- Signaler le problème sur le forum de support de l’extension et attendre le correctif
Cette routine fait partie du programme de perfectionnement ; une équipe peut aussi l’apprendre ensemble en formation intra, sur son propre site.
Mettre en place la routine avec un formateur
Restauration test comprise, sur votre site.